dimanche 17 octobre 2021
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QUEL CODE POUR LES LIBERTÉS ?

Par Zouhair BEN JEMAA

Notre monde a beaucoup changé, et depuis l’invasion des réseaux sociaux, notre monde a tout simplement pété les plombs. Même la démocratie a été bousculée, malmenée et depuis l’apparition de la Covid.19, elle en a pris pour son rhume. En France, chez nous en Tunisie, et certainement dans beaucoup de pays du monde, le mensonge des fauteurs de troubles malhonnêtes et sournois pullulent à tous les niveaux. En France, des imbéciles anti-tout manifestent et veulent imposer leur dictature malgré leur minorité, des charlatans qui veulent passer pour d’éminents scientifiques ne se gênent aucunement pour faire des déclarations crétines. Pourtant, la France se place parmi les meilleurs pays au monde en nombre de vaccinés malgré ces manifestations stupides et coûteuses quand elles ne sont pas dangereuses en ces temps de pandémie ! Le marocain Mohamed FILALI disait qu’une société régresse lorsque le bavardage des donneurs de leçons empêche d’entendre le retentissement des actes des bâtisseurs !

Avant, un imbécile pouvait débiter une montagne de sottises en se cramponnant à un comptoir de bar pour siffler quelques verres, aujourd’hui ce même ivrogne dispose du même espace dans les réseaux sociaux qu’une élite scientifique. En France, les râleurs du Samedi ne veulent pas être vaccinés au nom de la liberté individuelle, mais ils veulent s’imposer dans les lieux publics sans se soucier qu’ils peuvent contaminer des personnes fragiles de santé.

Chez nous en Tunisie, et dans un tout autre registre, l’opinion ne comprend pas ces juristes, ces journalistes et ces droit-de-l’hommistes qui pressent le Président de la République à retourner à la démocratie, et aux libertés individuelles, mais de quelles libertés parle-t-on ? Est-il logique de proposer que le parlement reprenne son activité, et que des mafieux de renoms puissent voyager pour aller dépenser paisiblement l’argent qu’ils ont volé à l’Etat ? Est-il logique que des députés corrompus, ou condamnés de droit commun puissent regagner leur immunité et continuer à narguer le peuple dégoûté de tous les politiques ? La démocratie est-elle devenue à ce point garante de toutes les libertés sans exiger les moindres droits ? Cette démocratie n’est-elle pas avant tout la voix du peuple ? Et si oui, que ferait-on de ces 94 % de citoyens qui approuvent la gestion de crise de leur Président ? Entre la coalition qui tenait le pays en otage avec leurs combines de voyous, et le chef de gouvernement incompétent qui servait de toutou aux mafieux, le pays chavirait sans commandement, sans discipline, sans vision, et sans espoir. Nous ne remercierons jamais assez notre armée qui a su être patriote et neutre, nous pouvons considérer que notre ministère de l’intérieur a été purifié des ripoux, et de ce fait, notre sécurité est assurée à l’intérieur comme à l’extérieur.

En attendant que le couperet de la justice se remette dans son droit chemin, nous devons avoir un peu plus de patience pour laisser au Président le temps d’écarter tous ces sangsues qui ont mis à mal l’économie et la politique de notre pays. Ensuite, et seulement ensuite, on pourrait évoquer le dialogue des braves et des patriotes, la refonte de la constitution, la réforme du code électoral, pour retourner enfin à une vraie démocratie dans laquelle les droits comme les libertés seront bien définis et bien expliqués. Le Président de la République n’a aucune chance de pouvoir imposer un soupçon de dictature, car ni le peuple, ni l’armée, ni l’intérieur ni l’extérieur ne le laisseraient faire, alors à quoi bon évoquer un scénario qui n’a aucune chance de se produire ? Pendant ce remue-ménage, il y a un pouvoir qui gagnerait à se remettre en cause, à faire son ménage sans états d’âme, et à faire sa propre critique pour regagner du respect et de la considération : j’ai nommé le quatrième pouvoir qui a eu sa part de responsabilité dans le chaos que nous vivons ! Entre ceux qui ont carburé à l’argent sale, ceux qui ont pris fait et cause pour certains partis, et ceux qui se sont autoproclamés experts tout terrain, la presse tunisienne s’est égarée de son éthique et de son rôle sacré qui est de chercher toujours la vérité pour la dire !

Nous avons besoin de définir et d’expliquer les devoirs du citoyen avant d’énumérer ses libertés individuelles, la loi doit être appliquée avec détermination et fermeté pour tous ceux qui manqueront à leurs devoirs, et sans la moindre distinction. L’incivilité fait beaucoup de tords à notre démocratie, et l’exemple de la discipline et de la culture du travail doit venir d’en haut. Alors ressaisissons-nous, combattons ensemble la haine et la violence qui envenime notre quotidien, condamnons tous ensemble tous ces parasites qui ont fait tant de mal à notre bien-être. La pauvreté gagne du terrain, et la solidarité est notre seul salut pour décompresser l’ambiance et assainir l’environnement ! Notre belle Tunisie est capable de retrouver le sourire et la joie de vivre sans mensonges, sans manipulations, sans populisme et sans agressivité !

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