vendredi 26 avril 2019
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L’erreur du président

L’erreur du président ou L’art de mal faire les choses

Le président français reçoit le quartette tunisien pour le féliciter pour le prix Nobel de la paix obtenu, en reconnaissance au travail réalisé durant la piéride transitoire avant les élections législatives et présidentielle de 2014.
La Tunisie était dans une situation de blocage rappelons-le notamment après l’assassinat de Mohammed Brahmi et il fallait une sortie de crise imminente.
Ceci pour remettre les choses dans leur contexte

Aujourd’hui, la Tunisie à travers sa société civile, à travers ses quatre grandes formations est reconnue dans le monde entier pour son pacifisme et pour l’importance donnée au dialogue dans la gestion des conflits.

Toutefois et là où se situe la faille, il n’y a pas eu cette reconnaissance généralisée et notamment par la présidence de la république qui a pourtant soutenu cette candidature. On aurait aimé voir le quartette reçu le jour-même à Carthage. Or, ce qui s’est passé c’est que chaque représentant a été reçu à part. Le président a commencé par Abassi, trois jours après c’était Bouchamaoui, puis Mahfoudh et enfin Ben Moussa. On aurait aimé voir les trois présidences féliciter le quartette, organiser un événement à la hauteur du prix Nobel. Il semble que l’Occident a été plus réactif que nous. A part des déclarations à droite, à gauche, il n’y a rien eu. Rien.

Du coup, on ne parle plus de ce prix, une aubaine pour la Tunisie pourtant, mais de qui va le recevoir à Oslo. Aucune récupération intelligente.

Encore une fois, nous ratons une occasion. Et là c’est la responsabilité de la présidence de la république. A vouloir focaliser sur le locataire de Carthage on oublie l’essentiel : l’intérêt de la Tunisie.

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