vendredi 23 octobre 2020
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Mon édito … par Myriam Belkadhi

Depuis un moment nous assistons à un véritable bras de fer entre les enjeux sanitaires défendus par une grande partie du corps médical et les enjeux économiques représentés par les opérateurs tous secteurs confondus.

Comment trouver cet équilibre entre les enjeux sanitaires et les enjeux économiques? Comment retrouver une vie plus ou moins normale avec ce virus toujours présent et dont on ignore encore presque tout ?

Comment protéger les vies humaines en même temps que protéger les emplois, les entreprises, les sociétés ?

Autant de questions qui divisent les médecins et les opérateurs économiques notamment dans le secteur touristique. Le problème majeur est que ces gens là ne sont pas arrivés à regarder dans le même sens et à trouver une solution commune qui puisse préserver toute la société.

La Tunisie est à la croisée des chemins. Les querelles politiques empêchent toute réflexion et tout raisonnement à même d’arriver à un semblant de sortie de crise. Les calculs partisans bloquent toute évolution ! Entre temps l’économie est à l’arrêt et le secteur de la santé attend encore sa grande réforme.

Économie, tourisme, agriculture et santé bien évidemment doivent être les enjeux majeurs du gouvernement. Comment leur trouver un plan de sortie de crise commun? Comment leur permettre de travailler en symbiose ? Comment changer la manière de faire ? C’est là où nous devons parler d’un avant et d’un après coronavirus! On a tellement entendu parler de ce nouveau logiciel tant attendu qu’il est grand temps de le mettre à l’épreuve. Aujourd’hui il y a d’énormes difficultés à faire prendre des décisions communes au sein d’un gouvernement patchwork ; autant le faire avec les opérateurs économiques et sanitaires ! Il faut les réunir et non pas les mettre dos à dos ! On reproche au ministre du tourisme d’être du côté des hôteliers. C’est normal qu’il défende un des secteurs essentiels de l’économie et une des premières sources d’entrée des devises. Comme les médecins défendent leur secteur. Idem pour les agriculteurs et autres producteurs. Mais au bout du compte, ceux sont les intérêts de toute la population qu’il faut défendre, et par delà la prospérité de tout un pays. Nous perdons des marchés quotidiennement, notamment avec les pays voisins.

Ce qu’il faut arriver à comprendre, c’est qu’il y a un problème de circulation de l’information entre ces gens là ! On les imagine assis autour d’une longue table, se regardant en chiens de faïence! Triste situation et non moins triste image !

“Tunisia Ready and Safe”, ce slogan de campagne qui a été lancé par le ministère du tourisme pour montrer que la Tunisie a su gérer la crise sanitaire (malgré le peu de moyens dont elle dispose) et qu’elle était prête à accueillir les touristes avec toutes les mesures nécessaires a fait pshitt malheureusement ! Nous n’avons pas su communiquer sur notre réussite (nous n’en sommes pas à notre première, il faut dire) et la cause principale est ce manque de coordination entre les différentes parties concernées.

Nous allons d’échec en échec (à part la bonne gestion de la crise sanitaire)! et c’est le langage des sourds qui prime. Entre temps nous perdons nos marchés, nous perdons nos clients, nous perdons notre crédibilité ! Il semblerait qu’il y ait un déficit de leadership à la tête du pouvoir qui aurait la capacité de faire d’une vision une réalité.

L’absence d’un leader ne peut aboutir qu’á des situations pareilles, car un leader est quelqu’un qui connaît le chemin, suit le chemin et montre le chemin.

Myriam BELKADHI




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